Contribution de l’Anacofi à la consultation publique de l’AMF sur la communication à caractère promotionnel sur les médias sociaux effectuée par les sociétés de gestion de portefeuille et les émetteurs de titres de créance.

 

Contribution de l’Anacofi à la consultation publique de l’AMF sur la communication à caractère promotionnel sur les médias sociaux effectuée par les sociétés de gestion de portefeuille et les émetteurs de titres de créance.
Nous accueillons favorablement cette consultation publique sur les médias sociaux.
En effet, il nous semble aujourd’hui inimaginable de négliger le rôle et les implications de ces nouveaux médias.

Nous avons noté que, selon une enquête de l’association française de la gestion financière (AFG) , 75% des sociétés interrogées déclarent utiliser les médias sociaux dans leur stratégie de communication.
Cette enquête précise que dans 59% des cas aucun contrôle n’est effectué sur les contenus des communications publiées sur les médias sociaux.
Nous sommes donc favorables à ce que l’autorité de tutelle encadre ou tout au moins donne des recommandations plus ou moins contraignantes quant au bon usage des médias sociaux par les acteurs qu’elle a mission de contrôler.

Cependant, il nous apparait primordial de ne pas, par une régulation et des décisions purement nationales, créer un désavantage concurrentiel au moment où nos entreprises se trouvent « toutes » placées de fait, dans un écosystème au minimum européen.

En ce qui concerne notre univers des CIF, aucune de nos études n’a été focalisée sur le sujet abordé aujourd’hui par l’AMF.
Nous pouvons simplement noter que notre organisation, sans être la plus active, compte entre 500 et 1000 abonnés selon les réseaux et qu’une réaction de notre Président à un article paru sur le net, a été l’une des communications les plus diffusées et « intégrées » de toute l’histoire de notre organisation, qui est pourtant professionnellement accompagnée dans sa communication au quotidien.

Il est dès lors primordial que les sociétés de gestion et d’autres acteurs maitrisent les messages publiés ou relayés sur un média social.
Nous n’oublions par ailleurs pas et attirons votre attention sur le fait que nos membres sont directement impactés par ces publications, qui tiennent lieu de publicité sur des produits qu’ils pourront recommander et intermédier. Ils en sont donc souvent les principaux destinataires, d’autant qu’ils sont généralement les premiers inscrits aux « groupes » constitués par les « animateurs » des SGP.

Naturellement, la réglementation des communications à caractère promotionnel, des sociétés ou des personnes agissant en leur nom sur les médias sociaux nous semble devoir répondre aux exigences de la directive MIF II et des différentes positions ou recommandations des régulateurs.

Cependant, bien que ces médias sociaux constituent un risque de mauvaise commercialisation des produits, ils permettent de favoriser les échanges entre professionnels et investisseurs ou même entre les professionnels eux même.

Nous sommes donc favorables à une graduation dans les positions et recommandations qui pourraient aller de « simple avis » à « recommandation pouvant entrainer sanction de l’AMF » en cas de non suivi.